vendredi 4 octobre 2013

La célèbre Marilyn - Olivier de Solminihac

Marilyn, c’est bien simple, personne ne fait attention à elle. Elle n’a qu’un seul ami et le jour où il est malade, il ne lui reste plus personne à qui parler. De toute façon un seul ami ce n’est pas assez selon elle pour exister. Pour exister, il faut être célèbre. Sans forcément faire quoi que ce soit de particulier pour le devenir. Son idée ? Se planter au milieu de l’école avec à la main un stylo et un calepin pour signer des autographes. A priori, impossible que cela fonctionne. Mais il suffit parfois de pas grand-chose pour déclencher un effet « boule de neige »…  

Un roman jeunesse sans prétention et finalement sans grand intérêt. C’est bien écrit et le narrateur est malicieux mais le propos est convenu et les situations présentées trop simplistes. Se poster dans la cour de récré pour signer des autographes alors que l’on a aucun talent particulier et connaître ainsi la gloire, c’est prendre les enfants pour plus bêtes qu’ils ne sont il me semble. Bien sûr il y a un message derrière tout ça. La célébrité, n’importe qui peut y accéder (clin d’œil appuyé à la téléréalité)  et on fini toujours par s’en mordre les doigts. Certes. C’est dans l’air du temps et ça peut faire réfléchir mais je ne suis pas convaincu par la façon dont l’auteur mène sa barque.

Un texte court, qui se lit très vite mais qui, je le crains, s’oublie aussi très rapidement. En ce qui me concerne il ne m’en restera rien d’ici peu…


La célèbre Marilyn d’Olivier de Solminihac. L’école des loisirs, 2013. 70 pages. 8,00 euros. A partir de 8-9 ans.

8 commentaires:

  1. Bon alors je zappe ! J'ai le Yark à finir ;)

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  2. L'histoire ne me tente pas du tout et vu ton avis, je passe...

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    1. Tu n'es pas très littérature de jeunesse de toute façon...

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  3. sans grand intérêt? alors, ciao ciao :-)

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  4. Je rencontre chaque année, dans leur classe, des dizaines d'enfants. Ils ont pour la plupart entre six et douze ans. Certains d'entre eux sont nés avec une cuiller d'argent dans la bouche, ou avec un hichet en papier bible dans la main, d'autres non.
    Mais quelles que soient leurs origines géographiques, sociales ou culturelles, il vient toujours un moment, dans la rencontre, où les enfants, surtout vers huit-dix ans, posent la question : "Est-ce que vous êtes célèbre ?"
    C'est de la répétition obsédante de cette question, au fil des ans, qu'est née l'envie d'écrire "La Célèbre Marilyn", et certainement pas de la téléréalité, dont je me contretape le coquillard jusqu'à la mie. Parce que, par rapport à la question du narcissisme (qui est le vrai sujet du livre, peut-être), la téléréalité n'est qu'un épiphénomène.
    Il y a certes bien des clins d'oeil dans ce livre - entre autres à saint Augustin, à Camus, à Hannah Arendt, et aussi au romancier chilien Alejandro Zambra, dans la manière qu'il a d'utiliser le loop dans son très beau "Personnages secondaires". Et lorsque je rencontre des enfants de huit ou dix ans, et que nous parlons de cette question de la célébrité ou du narcissisme, ce n'est pas faire insulte à leur intelligence, me semble-t-il, que d'évoquer avec eux Augustin, Camus ou Arendt.
    Quand on gratte un peu la question de la célébrité, on s'aperçoit qu'elle est souvent sans substance, parce que nous n'avons pas de critère, quand nous avons huit ou dix ans, pour évaluer ce que c'est, la célébrité. C'est une notion légère, volatile. Et le livre devait être, pour moi, semblable à son objet, léger, bref, distrayant, comme le vol d'un papillon. Et doit-on reprocher au papillon de ne pas être un éléphant ?
    Et puis, on n'est pas là pour faire passer des messages. La fiction ne suture pas les question, elle les ouvre davantage, ou elle les déplace, avec ses modestes moyens. Humble mais obstinée.
    Je ne vous dénie pas le droit de ne pas aimer ce livre, ni de le dire, mais il me semble que ces choses méritaient d'être précisées. Je m'en retourne avec mon filet à papillons, et, si vous ne me suivez pas, j'irai seul. Je trouverai bien des amis en chemin.

    Olivier de Solminihac

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    1. Je suis très heureux que vous ayez pris le temps de venir ici défendre votre ouvrage. Je trouve votre avis, clair et argumenté, très intéressant. Je ne doute pas qu'en classe l'étude ce texte puisse être fort intéressante. Au cours d'un échange avec vous ce doit encore être mieux !
      De mon coté je n'ai pas accroché à votre livre, ça arrive. Je ne trouve pas l'histoire crédible, rien de plus. Vous soulevez des question intéressantes , très actuelles et vous avez une fort jolie écriture mais je suis passé à coté du reste. Peu importe et ce n'est surtout pas pour cela que je ne lirai pas vos ouvrages à venir. Je lis entre 100 et 200 romans jeunesse par an, tous ne peuvent pas m'enchanter. Et ne vous inquiétez pas, mon blog est bien trop confidentiel pour vous faire le moindre tort.

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