lundi 17 juillet 2017

Vagabond - Franck Bouysse

L’homme joue du blues chaque soir dans un troquet minable. Il se traine jusqu’à sa chambre d’hôtel encore plus minable après avoir picolé comme un trou. L’homme ne se remet pas d’une rupture survenue des années plus tôt. Alicia est restée gravée en lui. Indélébile. Une Alicia qui vient de réapparaître dans son univers. Elle va se produire sur scène dans sa ville. Alors l’homme décide d’assister au concert de celle qui lui a essoré le cœur. Tant pis si la cicatrice risque de saigner de plus belle, tant pis si une catastrophe survient.

L’adorable personne qui a eu la gentillesse de m’offrir ce livre a pensé à juste titre qu’il avait tout pour me plaire. Un auteur que j’apprécie, du blues, de l’alcool, un environnement sombre, des références à Robert Johnson, Bukowski ou Carver, c’est tout ce que j’adore. Et pourtant je n’ai pas aimé ce petit texte d’à peine 100 pages. Du tout même. Trop de clichés, trop d’incohérences dans des détails qui m’ont pourtant sauté aux yeux. Au final je n’ai pas relevé grand-chose de crédible,  j’ai trouvé l’ensemble surjoué et, cerise sur le gâteau, pas franchement bien écrit. Petit exemple avec ce dialogue tellement peu « naturel » qu’il m’a bien fait rire alors que ça ne devait à l’évidence pas être le but.




Bref, une vraie déception. Et la généreuse blogueuse qui me l’a offert n’a pas à avoir de regrets, j’aurais moi aussi acheté ce livre les yeux fermés si j’étais tombé dessus dans une librairie.

Vagabond de Franck Bouysse. La manufacture des livres, 2017. 130 pages. 8,90 euros.




15 commentaires:

  1. Je n'ai pas ton oeil avisé car j'ai beaucoup aimé suivre ce vagabond. J'ai eu un peu de mal au début puis très vite, je me suis laissée porter.

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  2. Ah ben voilà, tout à fait le genre de livre que j'aurais pu te mettre entre les mains moi aussi, persuadée que ce serait ta came. Bon, après il y a les ingrédients, et ils ont beau être frais, si le chef cuisinier se trompe dans les dosages, la cuisson, etc, ça peut quand même faire un gros raté...

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  3. Ah ouais, évidemment, si les 100 pages sont de l'acabit de l'extrait que tu présentes, ça a dû te paraître long...

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  4. c'est bête !!! je ne l'ai pas encore trouvé en librairie, mais j'aime Bouysse ! et si tu veux du VRAI bon, essaie "Plateau" ! en tout cas, je suis fan et j'attends le prochain, en octobre, avec une franche impatience !

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  5. Effectivement, ce dialogue prête à sourire.

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  6. Connais pas l'auteur et donc, je ne regrette rien.

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  7. Ok, le dialogue ne brille pas par son naturel... mais je reste curieuse... les thèmes me tentent beaucoup, en fait... toute façon, pour la québécoise que je suis, rares sont les dialogues d'auteurs français (ou traduit par des français) qui sonnent naturel alors peut-être que je ne verrai pas la différence!

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  8. Je ne voyais pas bouysse dans ce style là.

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  9. Zut ! On m'a justement conseillé cet auteur ce week-end... :(

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  10. C'est bête, le début de ton billet me donnait envie, mais la citation pas du tout !

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  11. Je n'avais déjà pas été emballée par Plateau que tout le monde, ou presque, a aimé, alors tu te doutes que je passe...

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  12. j'ai son autre roman (pas Plateau, encore un autre) que tu as aimé je crois. C'est dur d'être déçu par un auteur que l'on apprécie. En tout cas, je peux donc passer mon chemin pour celui-ci mais je compte lire l'autre qui a été récompensé

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  13. On ne le dira jamais assez : ne pas acheter des livres les yeux fermés. ;-)

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  14. en voilà un que je ne lirai pas merci Jérôme

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