dimanche 1 mars 2020

Dans la gueule de l’ours - James A. McLaughlin

Traqué par un cartel mexicain, Rice Moore trouve refuge dans une réserve naturelle du fin fond des Appalaches. Engagé comme garde forestier, il découvre sur le territoire dont il a la charge des carcasses d’ours affreusement mutilées. Bien décidé à piéger les coupables, Rice doit faire face à l’hostilité d’une population locale ne voyant pas d’un bon œil ses velléités de justicier. Décidé à agir seul et à faire profil bas pour ne pas attirer l’attention sur lui et griller sa couverture, Rice met au point une stratégie qui, au final, pourrait lui coûter très cher.

Une lecture sympa mais pas transcendante. Une lecture de vacances parfaite, que j’ai eu plaisir à retrouver dès que l’occasion se présentait mais qui ne m’aura pas marqué plus que ça. La faute à des personnages sans relief qui n’ont pas attiré ma sympathie et à une intrigue partant un peu dans tous les sens, sans véritable point de force pour structurer l’ensemble. Reste le côté « nature writing » très présent, la beauté sauvage de la région des Appalaches extrêmement bien restituée et une vraie sensibilité pour la faune et la flore de ce décor exprimée au fil de superbes descriptions.

Les passages oniriques et les dérives hallucinées de Rice entrant en osmose avec l’environnement qu’il s’escrime à préserver m’ont laissé de marbre (je ne suis malheureusement pas un adepte de sylvothérapie, les câlins aux arbres, ce n’est pas mon truc) et j’avoue avoir suivi ses mésaventures de loin, ne me sentant pas vraiment concerné, ni par sa quête des braconniers ni par sa volonté d’échapper aux trafiquants mexicains. Dernier point négatif pour moi, le happy end final règle les problèmes trop facilement et sans convaincre.

Un roman noir aux accents ruraux typiques d’une frange de la littérature américaine actuelle très prisée des éditeurs français. Rondement mené mais sans surprise et sans véritable épaisseur, il ne se distingue nullement de la (sur)production actuelle dans ce domaine. Après, c’est un premier roman, je vais donc faire preuve d’indulgence et me dire que James A. McLaughlin reste un auteur à suivre.

Dans la gueule de l’ours de James A. McLaughlin (traduction de Brice Matthieussent). Rue de l’échiquier, 2019. 438 pages. 23,00 euros. 












14 commentaires:

  1. Ah ces happy end ! Ca gâche parfois un ensemble correct...

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  2. Bon, tout va bien, j'ai sérieusement tourné autour et j'ai renoncé.

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  3. Les câlins aux arbres, ça m'a toujours fait marrer, mais t'imaginant toi en faisant, là je deviens carrément hilare !!!
    Dommage pour ce livre dont la couv est par ailleurs très graphique et très séduisante.

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  4. Bon.. ok, pas pour moi! Je passe avec joie.

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  5. Ah ! le "nature writing" peut être deécevant

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  6. Cette maison d'éditions fait un beau travail de présentation (j'en ai lu un autre que je présente demain), mais c'est mieux si le contenu est à la hauteur...Bon, je verrai pour celui-ci.

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  7. Ah dommage, je l'aurais noté rien que pour les ours ! Mais bon, la balance des bémols pèse lourd, et pour moi, le nature writing n'aurait pas été une consolation.

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  8. La sylvothérapie? Mon dieu! Et pour le reste, ça ne m'inspire pas plus. Je reste sur ma position (non, merci), malgré ma curiosité de départ.

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  9. Trop de bémols pour que je le retienne, et puis le "nature writing" j'ai un peu de mal, et pourtant c'est la grande mode.

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  10. Je crois avoir lu un autre avis allant dans ton sens.
    Je vais en rester là, à trouver la couverture très jolie mais en n'allant pas plus loin

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  11. Je ne le note tout de même pas pour mes prochaines vacances.

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  12. heureusement que tu ne fais pas de câlins aux arbres, je viens d'entendre un dermato expliquer que c'est une pratique très dangereuse pour tous les gens qui ont des problèmes de peau et qui en crée à ceux qui n'en ont pas!

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  13. je l'ai dans ma PAL (en anglais) mais ton avis me fait fuir ! il va faire partie des départs .....

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