vendredi 4 novembre 2011

100 héros disparus du journal Spirou

Je suis né en 1975 et mon histoire avec le journal Spirou a dû débuter en 1982 ou 1983. Elle a duré jusqu’en 1989. A quatorze ans, le collégien que j’étais a voulu passer à autre chose, rien de plus normal. Depuis 2004, je suis de nouveau abonné. Un désir irrépressible de retomber en enfance une fois par semaine. C’est toujours un plaisir d’ouvrir la boîte aux lettres et d’y trouver mon Spirou. Bien sûr, le journal à bien changé en presque 30 ans. Les monstres sacrés s’en sont allés. Plus de Roba, de Franquin, de Morris ou de Peyo. Les stars d’aujourd’hui sont Delaf et Dubuc (Les nombrils), Emile Bravo (Spirou et Jules) ou Gazzotti et Vehlman (Seuls). Et pourtant cette semaine, le magazine tire un trait sur la nouvelle génération et redonne la parole aux anciennes gloires avec un numéro spécial Come-Back.

Au sommaire, le Spirou de Tome et Janry, Docteur Poche, Le gang Mazda, Les Bogros, Pauvre Lampil, Tom Carbone, Les Crannibales, Broussaille, Puddingham Palace, Le Boss et Germain et Nous. Mais attention, il ne s’agit pas de republier de vieilles histoires, toutes les pages présentées ont été créées spécialement pour l’occasion. Franchement, que du bonheur. Mon préféré ? Le gag de Pauvre Lampil, d’une lucidité jubilatoire.

Cerise sur le gateau, les abonnés ont droit à un petit supplément qui recense 100 héros disparus du journal. Uniquement des séries interrompues ou qui ne sont plus exploitées en albums. Le guide contient un descriptif de chaque série, avec le nom des dessinateurs et scénaristes et les dates de leurs premières et dernières apparitions dans Spirou.

Ce petit fascicule ne sera pas en vente en kiosque et c’est bien dommage. J’ai pu y redécouvrir quelques perles dont j’avais oublié l’existence. Par ordre alphabétique, cela donne :

- 421 : un agent secret clone de James Bond (1980-1992)
- Le Flagada : un oiseau jaune qui vit sur une île et qui vole grâce à une petite hélice (1961-1988)
- Ginger : un détective privé toujours accompagné de la charmante Véraline (1976-1985)
- Mic Mac Adam : lui aussi détective privé mais plutôt spécialisé dans le surnaturel (1978-1987)
- Les Motards : en quelque sorte les ancêtres du Joe Bar Team (1984-1993)
- Toupet : un adorable bébé qui multiplient les bêtises et casse à coup de marteau tout ce qui lui passe sous la main (1987-2004)
- Les voraces : des vautours philosophes vivant dans la savane et passant leur temps à attendre la mort de leurs futurs repas (1986-1996)

Voila donc un excellent numéro spécial come-back qui sera en kiosque le mercredi 9 novembre et que j’ai eu la chance de découvrir aujourd’hui dans ma boîte aux lettres. Longue vie à Spirou, et s’il n’est pas toujours bon de vivre avec le passé, ça fait quand même sacrément du bien de s’y replonger de temps en temps !

Le retour de Pauvre Lampil dans les pages de Spirou !

10 commentaires:

  1. Moi aussi je suis abonnée à Spirou! :))

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  2. J'ai découvert Spirou un peu avant toi, bien avant ta naissance.mon grand copain était abonné! moi non mais il était sympa.

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  3. @ Phooka: je me demande si le journal n'a pas aujourd'hui plus d'adultes abonnés que d'enfants.

    @ Wens : je crois que j'aurais aimé lire le Spirou des années 60-70. ça devait être quelque chose de suivre chaque semaine les séries mythiques de Dupuis !

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  4. initiative sympathique de la part de Dupuis, je trouve. chouette idée pour les amateurs du Journal.

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  5. Je suis née en fin 73 et mon frère en 75. J'adorais le Flagada. Étant jeunes, nous ne pouvions nous abonner parce qu'Outre-mer c'était trop cher, nous sautions sur les recueils. Mic ma Adam est revenu dernièrement dans une série en 3 albums.

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  6. @ Yaneck : et surtout un beau cadeau pour les abonnés.

    @ Arsenul : les recueils existent toujours, c'est une bonne façon de lire plusieurs numéros d'un seul coup.

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  7. cela a le goût d'une madeleine...

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  8. lecteur depuis 1963 ...Et reprise de Bobo dans un site hommage à Bobo ( voir le lien sur mon site : http://www.dessin-humour.fr )
    Que de bons souvenirs !

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