mercredi 27 décembre 2017

Bilan BD 2017

Plus de 150 BD lues cette année, comme d'habitude. Le rythme est resté le même mais 2017 m'aura permis de m'éloigner quelque peu de la production franco-belge pour retourner vers les mangas et faire de magnifiques découvertes avec d'excellents comics. Beaucoup moins de titres jeunesse par contre et bien plus de one shots que de séries, même si je n'abandonnerais pour rien au monde celles que je suis avec enthousiasme.
Au final le bilan est varié et assez représentatif du lecteur de BD curieux et passionné que je suis depuis ma plus tendre enfance.

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Le top du top











Les incontournables séries










Les pépites venues d'Amérique









Le manga dans tous ses états









Roulez jeunesse !







Le top des flops







Toutes les BD de la semaine sont à retrouver chez Mo.




















mardi 26 décembre 2017

Romans jeunesse : Coups de cœur 2017

Comme d’habitude je commence mon petit bilan littéraire de l’année avec les pépites jeunesse partagées avec mon indispensable complice Noukette chaque mardi ou presque. Trente quatre pépites dans notre besace cette année. Du beau, du doux, du triste, du marrant, du bouleversant. Rien à jeter en somme, du moins de notre point de vue. J’ai décidé d’en sortir dix du lot, histoire de faire un compte rond.

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L’incontournable pépite en série :







Les pépites qui font rigoler un bon coup : 








D'excellentes pépites qu'il vaut mieux lire quand on est en forme sous peine de se jeter sur les antidépresseurs









Les pépites des pépites, celles qui ont le plus fait vibrer mon petit cœur tout mou :









Et comme d'habitude pour conclure ce « palmarès » un peu foutraque, la liste complète de nos pépites de l'année :











vendredi 22 décembre 2017

Heather, par-dessus tout - Matthew Weiner

Une vraie lecture de gare. J’ai lu cette novella dans le train et je ne pouvais pas choisir un meilleur endroit. Rien de péjoratif dans ma première phrase, au contraire. Ce court récit était parfait pour passer deux heures dans un TER. Idéal pour s’isoler dans une bulle et ne pas voir mon voisin se curer le nez, ne pas entendre cette mère de famille pendue au téléphone pendant tout le trajet  ou ces trois lycéens raconter leurs derniers exploits de footballeurs en herbe.

L’histoire raconte le quotidien tranquille d’un couple de New-yorkais aisés et de leur fille Heather, 14 ans. Alors que des travaux sont en cours dans leur immeuble le père remarque qu’un des ouvriers présents sur le chantier regarde sa fille de trop près. L’ouvrier en question, sortant à peine de prison, est fasciné par la gamine. Cette dernière, pas dupe, rentre peu à peu dans un jeu de séduction malsain. La mère ne voyant rien (ou ne voulant rien voir), le paternel va devoir agir pour protéger son enfant. Comment ? C’est la question que l’on se pose jusqu’à la fin.  

Simple, direct, prenant sans être prise de tête, les  courts chapitres s’avalent d’une traite tandis que la tension ne cesse de monter. On se doute que tout ça va mal se terminer, on se demande juste pour qui. Matthew Weiner, créateur de la série télé Mad Men, entre en littérature avec un texte efficace à défaut d’être original. Construction imparable, alternance de points de vue entre le père et l’ouvrier, peu de dialogues et beaucoup de descriptions, le bonhomme maîtrise les codes d’une écriture au rendu très cinématographique. Rien de transcendant mais ça se lit tout seul.

Gros bémol cependant, la conclusion est vraiment trop abrupte. J’ai eu l’impression en tournant la dernière page qu’on me claquait la porte au nez pour m’empêcher d’en voir plus alors qu’il y avait largement matière à développer les choses. Dommage de terminer sur un goût de trop peu mais ce petit roman m’a quand même permis de rendre supportable un trajet qui s’annonçait pénible et rien que pour ça, j’ai envie de lui dire merci.

Heather, par-dessus tout de Matthew Weiner. Gallimard, 2017. 135 pages. 14,50 euros.






mercredi 20 décembre 2017

Les damnés de la Commune T1 - Raphaël Meyssan

Il aura fallu six ans à Raphaël Meyssan pour réaliser cette BD dans laquelle il n’a fait aucun dessin. Chaque case est en effet issue de gravures parues dans des livres et journaux du 19ème siècle. Un travail colossal de numérisation et d’organisation pour faire des décors et des personnages de ces gravures des éléments concrets de l’histoire. Une histoire qui débute de nos jours à la bibliothèque historique de la ville de Paris. Meyssan tombe sur un document qui parle d’un communard du nom de Lavalette ayant vécu à l’adresse de l’immeuble où il habite, à Belleville. A partir de cette information, l’auteur va chercher à retracer le parcours de son lointain voisin et découvrir sous un jour nouveau les événements ayant conduit à la révolution de 1871.

J’ai trouvé cet album passionnant. Certes, le lecteur ne peut qu’être désarçonné par la forme au départ. Mais très vite on constate qu'il n'y a rien d'artificiel dans l’utilisation des gravures. Leur agencement donne le rythme de la narration, narration qui respecte pour le coup tous les codes de la bande dessinée.

L’enquête, riche de centaines d’heures passées aux archives, riche de déconvenues, de fausses pistes et d’un brin de chance, montre que Lavalette est catalogué comme activiste fauteur de trouble par les forces de l’ordre. Cependant, bien peu de traces de lui subsistent suite à la destruction des archives de la police durant la Commune. Difficile d’établir son véritable état civil, difficile de connaître son métier et son rôle dans la révolution.

Mais à force d’abnégation, Meyssan parvient à dresser le portrait pas toujours reluisant d’un homme qui n’aura cessé de le fasciner. En parallèle les gravures illustrent le témoignage bouleversant de Victorine B., une parisienne vivant avec mari et enfants dans la misère la plus totale au cœur de Montmarte au moment où les barricades sont dressées par la population. Le chevauchement des histoires de Lavalette et de Victorine offre à la fois de la puissance et une véritable cohérence à l’enquête menée par l’auteur.  

Rien n’est inventé, ni dans les faits relatés, ni dans la chronologie des événements. Évidemment le propos souligne une prise de position engagée en faveur des rêves de justice sociale portés par les acteurs de la Commune, ces hommes, femmes et enfants morts pour défendre un idéal auquel ils ont cru jusqu’au bout. Mais la réalité historique n’est à aucun moment déformée dans le sens de cet engagement. Et au final, l’utilisation des gravures permet de remettre la Commune dans son contexte, avec les matériaux graphiques de l’époque, révélant ainsi la vision que cette époque avait d’elle-même. Tout simplement fascinant !

Les damnés de la Commune T1 : à la recherche de Lavalette de Raphaël Meyssan. Delcourt, 2017. 140 pages. 23,95 euros.

Une lecture commune que j'ai le plaisir de partager avec Mo !

Toutes les BD de la semaine sont à retrouver chez Stephie.















dimanche 17 décembre 2017

Les lectures de Charlotte (45) : L’arbre à vœux - Kyo Maclear et Chris Turnham

Après la mauvaise pioche de la semaine dernière, Charlotte et moi poursuivons notre découverte d’albums de saison avec ce très joli Arbre à vœux qui raconte une journée dans la vie de Charles et Émile. Charles est persuadé que l’arbre à vœux existe et en compagnie d’Émile, il va se lancer à sa recherche. Leur chemin va croiser celui d’un écureuil, d’un ours, d’un castor et d’un renard. La journée avance, aucune trace de l’arbre à vœux, jusqu’au moment où…

Une histoire en randonnée classique (à chaque double page une nouvelle rencontre) mignonne comme tout, qui diffuse un beau message sur l’entraide et l’altruisme. Les illustrations ont un charme indéfinissable, une patine à l’ancienne qui rappelle les plus vieux albums du Père Castor. Le décor hivernal dégage beaucoup de douceur et s’avère au final particulièrement chaleureux.

Un récit simple et positif dans lequel on se sent bien, douillet et confortable comme la couverture duveteuse dans laquelle on s’enroule pour le lire au coin du feu.

L’arbre à vœux de Kyo Maclear et Chris Turnham. Little Urban, 2017. 32 pages. 10,50 euros. A partir de 3 ans.

vendredi 15 décembre 2017

Courir au clair de lune avec un chien volé - Callan Wink

Se mettre dans le pétrin après avoir volé un chien maltraité, se mettre à la colle avec une femme dont le mari dort en prison, tromper son épouse atteinte d’un cancer, oublier le temps d’un été son triste quotidien de prof, chasser une horde de chats pour quelques dollars, être responsable de la mort de quatre personnes, hériter de la maison de son grand père adoré, regarder en arrière et se dire que l’on a forcément manquer quelque chose…

Il y a beaucoup de tristesse et de solitude dans les nouvelles de Callan Wink. Beaucoup de retenue aussi chez ses personnages taiseux jamais prompts à se livrer. J’ai adoré les suivre au fil de quelques pages et les laisser au bord du chemin pétris d’incertitudes, incapables d’assumer ni de prendre une décision. L’écriture est simple et directe, les ellipses nombreuses. Pas d’esbroufe dans les grands espaces du Montana où la plupart de ces histoires se déroulent, même si la virilité de façade cache une fragilité à fleur de peau.

Un très beau recueil empreint d’une douce mélancolie, où la nature, bien que présente, ne tient à aucun moment le premier rôle. La dernière nouvelle est de loin ma préférée, avec l'inoubliable veuve Lauren entourée de son improbable ménagerie : "Tout en travaillant, elle songea aux gens qu'elle avait connus qui étaient morts ou avaient fichu le camp, et elle essaya de les mettre sur le plateau d'une balance en regard de ceux qui étaient encore en vie et faisaient partie de son existence. Jamais la recherche d'un équilibre n'avait paru plus vaine". Seule au monde Lauren, affrontant sans se plaindre la rudesse d'une existence qui jamais ne fait le moindre cadeau. Comme tous les personnages de Callan Wink en somme, un écrivain dont l'univers ne pouvait à l'évidence que m'aller comme un gant.

Courir au clair de lune avec un chien volé de Callan Wink (traduit de l'anglais par Michel Lederer). Albin Michel, 2017. 292 pages. 22,00 euros.  





mercredi 13 décembre 2017

Ma guerre, de La Rochelle à Dachau - Tiburce Oger

8 mai 2015. Guy-Pierre Gautier est fait Chevalier de la légion d’Honneur devant le monument aux morts de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Guy-Pierre Gauthier est le grand-père du dessinateur Tiburce Oger. La cérémonie va servir de déclic à celui qui, jusqu’alors, n’était jamais revenu sur la douloureuse jeunesse qui fut la sienne entre 1940 et la libération. En se confiant à son petit-fils, le vieil homme rouvre une plaie béante, et tandis que les souvenirs affluent, la parole se libère.

Entré en résistance à 17 ans, il commence par distribuer des tracts avant de participer à quelques sabotages. Arrêté par la gestapo, il est d’abord détenu à la centrale d’Eysses, avant d’être déporté à Allach, le camp annexe de Dachau. Sur place, il connaît l’enfer. La faim, le froid, le typhus, la violence des capo, une hygiène et des conditions de vie abominables seront son quotidien jusqu’à l’arrivée des américains. De retour en France à l’été 45, pesant à peine 35 kilos, le déporté va difficilement retrouver sa place dans la société.

Encore une BD sur les camps de la mort. Une de plus me direz-vous. Certes. Mais à l’instar de Maus ou de Moi, René Tardi, prisonnier de guerre, ce témoignage relayé et mis en images par un proche possède une force particulière. Le parcours personnel prend une valeur universelle et le dessinateur a l’intelligence d’axer son propos davantage sur la solidarité et l’entraide entre prisonniers plutôt que sur les exactions des bourreaux. Il se dégage de l’album, malgré les horreurs racontées, une lumière baignée d’humanité où, si l’espoir ne tient qu’à un fil, il reste présent. La force mentale et l’instinct de survie de certains sont soulignés avec une dignité qui évite tout virage vers le pathos ou la dramatisation à outrance.

L’album dit aussi la honte  de « s’en être sorti » qui a submergé les rescapés alors que tant de leurs camarades ont péri, ainsi que leur volonté, après coup, de ne pas en rajouter par rapport à ce qu’ils avaient vécu et l’impossibilité de partager ce vécu au moment du retour à la vie civile. Une BD poignante et pleine d’émotion maîtrisée.

Ma guerre, de La Rochelle à Dachau de Tiburce Oger. Rue de Sèvres, 2017. 80 pages. 17,00 euros.


Toutes les BD de la semaine sont à découvrir aujourd'hui chez Noukette.








mardi 12 décembre 2017

Petite / Les Nivuniconnus - Jo Hoestlandt

Deux petits textes de rien du tout mais deux petits textes qui disent beaucoup.

Dans le premier, les Nivuniconnus débarquent dans un village avec leur caravane. Des étrangers, des va-nu-pieds, dont les femmes aux jupes bariolées parlent aux arbres, cueillent des plantes et ont un chat noir. Des sorcières qui font tomber les oiseaux du ciel et vont amener le malheur sur le village. Il faut agir, prévenir la police, mener une enquête, accuser, juger et condamner sans preuve…

Dans le second, un écrivain répond aux questions d’élèves dans une classe. Toujours les mêmes questions, comme d’habitude, jusqu’au moment où une fillette lève la main et demande : « Quelle lettre vous préférez ? ». Après réflexion, l’écrivain opte pour le O « parce qu’il fait un cercle, comme quand on entoure quelqu’un avec les bras. » La fillette, elle, préfère le C. « Parce que ça ressemble à un bras qu’on pose sur l’épaule, mais ça serre moins, ça n’empêche pas de partir ». Quand après coup la maîtresse apprend à l’écrivain que cette petite fille est une enfant du voyage, celui-ci comprend pourquoi « elle s’y connaissait si bien en liberté ».

Le second texte a une résonance particulière pour moi. J’ai eu la chance de pouvoir inviter Jo Hoestlandt dans une classe. C’était dans un collège de Compiègne, il y a dix ans. J’ai découvert à  cette occasion un petit bout de femme d’une infinie gentillesse. Toujours à l’écoute des élèves, leur accordant en permanence son attention, prenant le temps de répondre à chacun avec le plus grand sérieux. Je retrouve dans ce livre fort joliment illustré sa douceur, son humanité ainsi que son regard plein de bienveillance et sans préjugés sur le monde qui l’entoure. Une lecture d’une grande délicatesse, qui permet l’air de rien d’aborder des questions difficiles et d’actualité en toute simplicité.

Petite / Les Nivuniconnus de Jo Hoestlandt (ill. Clémence Dupont). Éditions du Pourquoi pas, 2017. 32 pages. 6,50 euros. A partir de 7-8 ans.

Une pépite jeunesse que je partage évidemment avec Noukette.















lundi 11 décembre 2017

Des BD sous le sapin

Allez zou, je copie sans vergogne le billet publié hier  par Stephie en vous donnant quelques idées de BD  à glisser sous le sapin. Pas des titres récents mais plutôt des titres marquants publiés en cette fin d’année dans de belles éditions classieuses (et pas données, forcément…). Que des séries, des personnages ou des dessinateurs que j’adore, cela va de soi


Une réédition collector luxueuse pour fêter les 5 ans de l’éditeur. Un album grand format avec un ex-libris et des contenus inédits. L’occasion de découvrir l’inoubliable premier album des frères Ba. Attention, tirage limité à 2500 exemplaires.

Mon avis

Daytripper : au jour le jour de Fabio Moon et Gabriel Bà. Urban Comics, 2017. 280 pages. 39,00 euros.






LE chef d’œuvre de Loisel. Une intégrale indispensable pour ceux qui ne connaissent pas encore cette magistrale réécriture du mythique roman de James Matthew Barrie. Un magnifique objet-livre avec papier de qualité supérieur et jaquette. Une intégrale qui sera au pied de mon sapin le 25 décembre, le Père Noël s’y est personnellement engagé.

Peter Pan : intégrale de Loisel. Vents d'Ouest, 2017. 336 pages. 59,00 euros.





Encore un chef d’œuvre ! Manu Larcenet au sommet de son art pour ce récit aussi sombre qu’intense. Une intégrale poids lourd de plus de 800 pages dont personne ne sortira indemne.


Blast : intégrale de Manu Larcenet. Dargaud, 2017. 816 pages. 49,00 euros.





Parce que Gaston fête cette année ses 60 ans, Dupuis réédite un album publié en 1965 dans la collection Gags de poche. Un petit format cartonné avec une belle jaquette déjà épuisé selon mon libraire. Il doit bien en rester quelques exemplaires ici ou là mais ne traînez pas trop si vous voulez l’offrir (ou vous l’offrir).

Gaston : autobiographie d’un gaffeur de Franquin. Dupuis, 2017. 128 pages. 28,00 euros.




Je suis fan depuis toujours d’Achille Talon. Depuis que j’ai découvert ce drôle de personnage dans les albums de mon père en fait. Achille, son voisin Hilarion Lefuneste, son amoureuse Virgule de Guillemets et ses impayables parents, Achille et sa prose verbeuse dont je comprenais un mot sur deux mais qui me charmait sans que je sache vraiment pourquoi.
Cette intégrale regroupe l’ensemble des 43 albums en deux volumes glissés dans un superbe coffret. Plus de 2000 pages pour des heures et des heures de lecture. Tirage limité à 1000 exemplaires.

Achille Talon : intégrale de Greg. Dargaud, 2017. Deux volumes (1096 et 1056 pages). 88,00 euros.  


Impossible de ne pas mettre dans cette sélection mon très cher Michel Plessix, disparu trop tôt cette année. Delcourt publie la première intégrale du vent dans les sables, une intégrale qui va trouver sa place sur mes étagères à coté de celle du vent dans les saules. Rien à faire, je garderai toujours le même émerveillement pour le trait inimitable de mon enchanteur préféré. 


Le vent dans les sables : intégrale de Michel Plessix. Delcourt, 2017. 160 pages. 39,50 euros.


Une magnifique adaptation du roman de Jean Teulé par l’italien Luigi Critone. J’avais adoré retrouver le poète maudit et les sombres heures du moyen âge dans les trois volumes de la série. Cette intégrale permet de lire toute l’histoire d’un seul coup, plus d’excuses pour passer à coté. 


Je, François Villon : intégrale de Luigi Critone (d’après Jean Teulé). Delcourt, 2017. 210 pages. 32,95 euros.




On finit avec un petit manga que j’ai vraiment beaucoup aimé. Un sujet casse-gueule mené de main de maître. Aucune fausse note dans cette courte série en 4 tomes, regroupés pour l’occasion dans un joli coffret. 

Le mari de mon frère : intégrale de Gengoro Tagame. Editions Akata, 2017. 4 volumes de 170 pages. 33,80 euros. 










dimanche 10 décembre 2017

Les lectures de Charlotte (44) : Amba le roi de la Taïga - Florent Bénard et Nadine Rouvière

Amba le tigre est né dans une immense forêt de Sibérie. Sa fourrure épaisse lui permet d’affronter le froid, ses crocs énormes d’effrayer ses ennemis, ses pattes puissantes de courir après ses proies. Aujourd’hui Amba a bien grandi et il est temps pour lui de quitter sa maman. Seul dans la neige, il va devoir pour la première fois se débrouiller sans personne. Mais Amba se révèle être un piètre chasseur. Trop maladroit, il ne parvient pas à attraper le moindre animal. Un corbeau le voyant en difficulté lui propose alors son aide. Grâce aux conseils avisés de ce nouvel ami, le petit tigre va découvrir une nouvelle façon de vivre et de se nourrir.  Surtout, il va devenir le plus heureux et le plus aimé des tigres de la taïga.

Une très jolie histoire pleine de tendresse qui démontre que ce n’est pas parce que l’on multiplie les échecs qu’il faut baisser les bras. L’optimisme est donc de mise dans ce petit récit d’initiation aux dessins mignons comme tout dont le décor hivernal est particulièrement de saison.



Je pensais que du haut de ses quatre ans Charlotte adorerait cet album et je me suis trompé. En fait, on ne l’a lu qu’une seul fois et elle n’a plus voulu y revenir par la suite. La raison ? Tout simplement parce que le petit tigre quitte sa maman et que ce passage l’a beaucoup traumatisée. Inimaginable pour elle de vivre sans maman. Du coup elle ne voit dans cette histoire pourtant joyeuse qu’une infinie tristesse et elle refuse qu’on la lise à nouveau. Je ne m’attendais pas à une telle réaction de sa part mais avec le recul je la trouve logique. Pour autant, ça reste un très bel album, peut-être faut-il juste le réserver à des enfants un peu plus grands (ou moins sensibles).

Amba le roi de la Taïga de Florent Bénard et Nadine Rouvière. Les Arènes, 2017. 46 pages. 14,90 euros. A partir de 3-4 ans.