mercredi 12 août 2020

Étés anglais - Elizabeth Jane Howard

Été 1937. La famille Cazalet s’apprête à quitter Londres pour passer deux mois dans sa résidence du Sussex. Les parents sont déjà sur place ainsi que leur quadra de fille célibataire et les trois fils vont bientôt débarquer avec femmes, enfants et domestiques. L’entreprise familiale prospère grâce au commerce du bois exotique mais, tandis que la situation internationale se tend à cause d’un fou furieux moustachu venu d’Allemagne, les Cazalet vont tenter d’anticiper les effets de l’inéluctable guerre à venir.

Cette saga familiale avec pour décor la campagne anglaise sous le soleil d’été était clairement une lecture de vacances parfaite. Des intrigues qui s’entrecroisent, de la légèreté, pas mal de futilité avec un arrière-plan historique plus dramatique, et évidemment quelques secrets de famille dont on imagine les répercussions futures (ce n’est que le premier tome d’une pentalogie), les ingrédients étaient alléchants. 

Il n’y a pas de chapitres à proprement parler mais plutôt une succession de paragraphes se focalisant chacun leur tour sur un personnage. Des personnages tellement nombreux qu’il faut rester sacrément attentif pour ne pas s’y perdre. À ce titre, l’arbre généalogique en début d’ouvrage est d’une grande utilité. Cela étant, la lecture n’a rien d’exigeant (on n’est pas dans Confiteor non plus), la simplicité reste de mise et une fois tout le monde bien identifié la mécanique narrative se déploie sans le moindre accroc. L’époque est parfaitement rendue et ce portrait de la bourgeoisie anglaise de l’entre-deux guerres relève presque de l’anthropologie. 

L’intérêt majeur de ce pavé réside sans conteste dans la variété des personnages. Hommes, femmes, enfants, chacun possède son propre caractère, chacun se voit accorder l’attention qu’il mérite et les interactions entre tous fonctionnent à merveille. La famille dans l’ensemble s’entend bien, il n’y a pas de grosses tensions entre les différents membres, pas de jalousie ni de méchanceté, même si évidemment certains ne sont pas exempts de défauts ni de comportements « coupables ». 

Franchement je me suis régalé. Ce n’est pas de la grande littérature mais quel plaisir d’avoir passé quelques heures de lecture aux côtés d’un clan familial aussi soudé et aussi magistralement mis en scène. La suite sort en octobre, j’ai hâte d’y être.

Étés anglais d’Elizabeth Jane Howard (traduit de l’anglais par Anouk Neuhoff). La Table Ronde, 2020. 560 pages. 24,00 euros.



23 commentaires:

  1. Très Alléchant... bien envie d'essayer même si "pavé" me fait un peu peur.

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  2. De l'auteur je viens de lire Une saison à Hydra (ce n'est pas une série) et je retrouve sa façon de faire, dans ton billet. J'espère que mes biblis auront un jour cette saga des Cazalet

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  3. Je l'ai dans ma pal. Je pense me le garder pour septembre, histoire de ne pas trop patienter pour la suite 😁

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  4. Oh la la, pavé et suite prévue... j'abandonne avant même de commencer.

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  5. Etés anglais pour ton été français ;-)
    Bonne lecture de vacances ça fait plaisir de lire ton plaisir de lire.
    Bises

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  6. Ah ben mince, je ne sais pas pourquoi j'étais convaincu que tu n'aimerais pas (j'ai vu pas mal d'avis plutôt mitigés après une vague d'avis très enthousiastes), du coup je me réjouissais d'avance de ton billet ! Tu as aimé, tant mieux, et je me réjouis tout de même de ton billet hein.:)

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    1. J'ai posté mon commentaire avant de lire le tien ! Je vois que nous nous sommes fait exactement la même réflexion !!

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  7. Les galeries de personnages, ça me parle. Atmosphère anglaise, en plus... je note, malgré le "pas de chapitres"

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  8. le chic anglais est toujours source de plaisir pour moi, je note merci.

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  9. Krol a devancé mes remarques ! Je la suis les yeux fermés sur son com'. C'est davantage le fait que ce soit une série qui me rebute beaucoup, vraiment beaucoup
    Et en plus un pavé, là cela m'assomme !

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  10. Je vois ce titre partout. Le genre de chose qui me rebute mais cette fois, l'envie de me lancer est on ne peut plus présente.

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  11. Je suis intriguée devant ce phénomène que l'on voit partout! C'est le côté pavé qui pour le moment me repousse aussi, trop lourd à mettre dans le sac tous les jours...
    Il va me falloir la version ebook si je me décide. :)

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  12. J'ai beaucoup vu passer ce titre et les avis semblent unanimes, je vais finir par craquer, surtout que j'aime les pavés et les sagas familiales!

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  13. Après l'avoir vu partout jusqu'à l’écœurement, je me suis demandé si ce roman était aussi enthousiasmant qu'on voulait bien le faire entendre.
    S'il a passé le crash test chez toi, ça devrait le faire. Du coup, je vais tâcher de le faire remonter de la pile.

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  14. Je n'ai pas du tout aimé ! Abandonné à la moitié. Le changement constant de personnages m a agacée. Il ne se passe pas grand chose ....bref ça m'apprendra d'être attirée par une belle couverture et le soir disant petit côté Downtown Abbey ! 😕

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  15. Je suis frileuse avec ce titre, pavé, beaucoup de personnages...mais force est de constater qu'il mérite quand même qu'on s'y attarde. Peut-être pour cet hiver, au coin du feu.

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  16. Tiens, je n'aurais pas imaginé que tu lises ce genre de titre, et encore moins qu'il te plaise, vu les bémols exprimés par certains lecteurs..

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  17. Rien ne vaut un bon pavé pendant l'été, bonne pioche !

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  18. Ma mère se régale à le lire, et moi j'attend pour lui piquer !

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  19. je trouve chez toi des livres plus réconfortants que d'habitude et ce que je recherche à cause des difficultés du moment

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  20. je ne comprends pas j'avais déjà lu ce billet non?

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